Marronnier

     A force de silence, j’ai loupé une partie des marronniers traditionnels de ce blog : le récit de nos vacances en France et la rentrée scolaire… Honte à moi… un peu tard pour espérer rattraper le temps perdu…

     Ne pas continuer dans la lignée. Ne pas rater l’autre marronnier de l’automne : l’anniversaire de Petite Louise.

     Cinq ans, que Petite Louise partage nos jours (et une grande partie de nos nuits !).

     Vous savez bien : toujours plusieurs rounds à l’anniversaire de Mademoiselle. Et on en fait toujours des tonnes. Cette année comme les autres…

     Allons-y pour le compte-rendu, images à l’appui…

     L’anniversaire de Petite Louise, le “vrai”, c’est le 30 septembre.. Pour l’occasion, forcément, un joli gâteau. Tout acheté, ce qui a fait râler Mademoiselle, mais comme il y avait déjà eu gâteau “maison” pour l’école, le matin même… bref…gâteau acheté…

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Elégant et discret, le geste pour empêcher Alice Meimei de souffler les bougies, hein ? 

     Et puis, aussi forcément, les cadeaux… Les nôtres, ceux des grands-parents, et aussi une jolie (et grosse) montre offerte par David-le-maître.

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     Pour la petite histoire… le cadeau que Louise déballe sur la photo en bas à droite, ce sont des rollers. Des vrais, avec les roues toutes alignées et un frein impossible à l’arrière… C’est ce qu’elle voulait… J’étais d’accord puisque je suis toujours un peu d’accord avec ce que veulent mes princesses. Monsieur a dit oui mais a posé une condition : que je me charge de lui apprendre. Euh… jamais fait de rollers, moi… mais vous pensez bien que ça ne m’a pas arrêtée. Puisque Petite Louise voulait des rollers. Alors j’ai acheté deux paires de rollers. Une pour Louise. Une pour moi.

     Le premier essai, je l’ai fait en France, le jour où j’ai déballé les colis reçus. C’est là que j’ai compris qu’apprendre à Louise, et apprendre avant d’apprendre à Louise, allait être un peu plus compliqué que prévu. Et qu’il allait me falloir acheter des protections.

     Le deuxième essai, c’était dans les rues du compound où nous habitons… et c’est là que j’ai compris que le bitume, c’était encore plus difficile que le béton du balcon d’une maison de Savoie… et que le plus compliqué, ce n’était pas de trouver l’équilibre ou d’avancer. Le plus compliqué, c’est de s’arrêter. Vous n’avez pas idée du nombre de troncs d’arbres que j’ai enlacés en une heure de temps… ni du nombre de voisins qui se sont arrêtés, attendris par mes efforts (et mon ridicule ?) pour me dire un mot de soutien, dans une langue ou dans une autre.

     Maintenant, je suis ce que l’on pourrait appeler une spécialiste de l’essai : tous les soirs, depuis le 30 septembre, Louise et moi nous entraînons un petit moment à l’intérieur de la cour de la maison, là où pas de bitume et plein de pots de fleurs, arbustes et autres barrières pour s’arrêter. On a un peu revisité le mini jardin tropical que le jardinier met tant de soins à entretenir mais toujours pas de bras cassé. Et Le week-end prochain, c’est sûr, on s’aventure jusqu’à la rue…

     Voilà pour le premier round.

     Deuxième et dernier round, LA fête. C’était dimanche. Hier, donc. Les invitations étaient lancées depuis une dizaine de jours. A l’aide de petites cartes. Parce qu’une invitation qui ne se fait pas par petite carte n’est pas une invitation. C’est Petite Louise qui le dit.

     Les invitations étaient lancées pour 16h. Bien entendu, Petite Louise a été incapable de fermer l’oeil après le repas. A 15h00, elle était déjà toute prête, assise devant la maison, à attendre l’arrivée de “tous mes amis”…

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     Et les copains-copines ont fini par venir. Surtout les copines, d’ailleurs… une vingtaine d’enfants et seulement deux petits garçons… une trentaine de parents… ça fait du monde dans la maison. Des rires. Des jeux. Des cris. Beaucoup de cris. C’est tout ce qu’aime Petite Louise.     

     L’année dernière, le gâteau “barbie” avait eu du succès… il fallait innover… On a tenté le gâteau “sucettes”… Il y avait du rose et elle a participé à la confection, il n’en fallait pas plus pour que Petite Louise soit enchantée…

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     Alice Meimei a bien aimé aussi… Elle a profité du temps “calme” de la dégustation de gâteau pour gérer sa frustration à sa façon… Sa soeur recevait plein de cadeaux, s’entendait chanter “happy birthday to you”… Alors Alice s’est organisé, toute seule, dans son coin, un pré-anniversaire… elle a récupéré toutes les bougies qui traînaient, les a plantées dans sa part de gâteau et a chanté “’yeux ‘versaire, Alice”… Jamais mieux servi que par soi-même. Elle l’a bien compris, Alice Meimei…

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     Une vingtaine d’enfants dans la maison, il faut les occuper. On a bien sûr misé sur les valeurs sûres : machine à bulles, bas de baie vitrée couvert de papier et seau de craies grasses pour s’en donner à coeur joie… mais ça ne suffisait évidemment pas… Alors on a consacré une petite semaine à la fabrication d’un terrible monstre de carton…

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… fait peur, hein ?

… un papa armé d’un pistolet à eau derrière…

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… et des enfants aux yeux bandés, armés d’aiguilles, qui devaient aller lui crever les yeux (au monstre, hein ? pas au papa caché derrière).

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… Si on échouait, si on ratait les yeux, c’était arrosage… Si on réussissait, et nos enfants, qui sont des enfants formidables, ont bien sûr réussi, on avait le droit de s’attaquer au trésor du monstre…

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     Beau succès d’estime pour notre monstre de carton (qui a d’ailleurs échappé de peu à la poubelle : une voisine, maman de deux petites filles présentes, l’a récupéré pour lui donner une seconde vie lors de l’anniversaire de son aînée, la semaine prochaine).

     Il a bien fallu quand même, en soirée, que chacun s’en retourne… On a évité les larmes de Petite Louise en concentrant l’attention sur les cadeaux reçus…

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… Et c’est comme ça que s’est achevée la journée : Petite Louise reprenant, un à un, chacun des présents en disant “Ca, c’est Untel qui me l’a donné”. Et Alice reprenant en choeur : “Ca, c’est Untel qui a donné à moi”.

     En réalité, ce n’est pas tout à fait comme ça que la journée s’est terminée. Elle s’est terminée sur une Petite Louise qui s’est relevée, peu de temps après l’heure du coucher, et est venue me trouver pour me dire : “Merci pour la fête de mon anniversaire. Je t’aime jusqu’au ciel”.

     Ca, ça vaut bien quelques jours de préparation et un peu de rangement à faire dans la maison de notre nouvelle vie à nous à Saigon, non ?

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2 réponses à “Marronnier

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