On a un nouveau copain. Ou presque.

     Deux billets en deux jours… Suis bien prolixe…

     Hier soir, j’en étais à publier le billet « Singapour » sur le blog quand il m’a semblé voir quelque chose traverser la chambre et foncer tout droit sous le lit. Sous MON lit. Un gecko ? Pas grave… Un cafard ? Horrible… Une araignée ? Encore plus horrible… Evidemment, pas du tout le courage d’aller voir… Je traîne un peu sur le balcon, m’occupe devant mon écran pour ne pas avoir à aller au lit… et il me semble tout à coup voir encore quelque choser traverser la pièce, aller du lit à la commode…

     Je fais quoi, maintenant ? Je passe la nuit sur le balcon ? J’arrive à me convaincre qu’illusion d’optique au risque de me réveillée dans les bras d’une tarentule ? Il y a des tarentules, au Vietnam ?

     Allez, allez… je suis grande maintenant, presque vieille… Je me raisonne. Aller au lit et voir ça demain matin…

     Evidemment, même au lit, pas facile de dormir… le temps passe et je ne dors toujours pas. C’est une bonne chose : ça me permet de voir mon petit compagnon – qui n’a rien d’une illusion d’optique – se ruer vers la porte de la chambre puis faire demi-tour. C’est un rat.

     Un rat !

     Qu’est-ce qu’il fait là, ce rat ? Et pourquoi il ne dort pas ? Et je fais quoi, moi ? J’attends, les yeux fixés sur le bas de la commode, qu’il brandisse un petit drapeau blanc et se rende ? qu’il se désintègre spontanément ? Ca peut durer…

     L’ai déjà dit : suis grande maintenant. Presque vieille. Suis raisonnable. J’éteins la lumière et me décide à dormir. Il est si tard que ça se fait presque sans peine. Et je dors.

     Une petite heure.

     Parce qu’au bout d’une petite heure, mon nouveau compagnon, sans doute ragaillardi par le silence et la quiétude qui règnent dans la pièce, décide de mettre le nez dehors… et de grimper sur ma table de nuit (tiens ! ça grimpe, un rat ?)… et fait tomber la pile de bouquins qui s’y trouve ! J’ouvre un oeil et c’est pour apercevoir son derrière s’enfuir…

     C’en est trop ! Impossible de dormir ici…

     Je file dans la chambre des filles. Où je finis ma nuit…

     Il est maintenant presque midi… Chambre ouverte depuis ce matin. Aucune chance que Lucas le rat ait pu s’enfuir (oui, je lui ai donné un petit nom entre temps) puisque pas d’échappatoire à partir du balcon et impossible pour lui de grimper sur le rebord de la fenêtre pour atteindre le toit… Ce qui pose la question de la façon dont il a pu entrer… les murs de la maison infestés de rats ? Nonnnnnnnnn ! Ne pas chercher à savoir et se dire qu’il a dû trouver une façon inconnue de moi pour rejoindre ses congénères… Qu’il n’est plus là. Que je peux tranquillement aller faire la sieste.

     Parce que c’est l’heure de la sieste, dans notre nouvelle vie à nous à Saigon…

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2 réponses à “On a un nouveau copain. Ou presque.

  1. Une araignée ça saute alors un rat ça peut bien grimper non ? Mais tu m’épates, je pensais que tu serais monter sur ton bureau ! Tu es une grande maintenant…

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